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Philippe Cavoret. (L'Equipe)

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A RETENIR
PHILIPPE CAVORET
Né le 11 janvier 1968 à Aix-les-Bains (Savoie).

JEUX OLYMPIQUES : 17e (2002).

CHAMPIONNATS DU MONDE : 7e (2003), 8e (2004), 13e (1999), 18e (2000), 23e (2001).

COUPE DU MONDE : 7e (2001, 2002), 9e (2004), 12e (2003), 17e (2000), 25e (1999). Une victoire d'étape (Altenberg, 2003).

CHAMPIONNATS DE FRANCE : 1er (1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004), 2e (1998), 3e (1997).

JEUX OLYMPIQUES
HOMMES
Saint-Möritz (1928) :
1. Jennison Heaton (Etats-Unis).
2. John Heaton (Etats-Unis).
3. David Northesk (Grande-Bretagne).

Saint-Möritz (1948) :
1. Nino Bibbia (Italie).
2. John Heaton (Etats-Unis).
3. John Crammond (Grande-Bretagne).

Salt Lake City (2002) :
1. Jim Shea (Etats-Unis).
2. Martin Rettl (Autriche).
3. Gregor Staehli (Suisse).

FEMMES
Salt Lake City (2002) :
1. Tristan Gale (Etats-Unis).
2. Lee-Ann Parsley (Etats-Unis).
3. Alex Coomber (Grande-Bretagne).

LE LORD DE LA GLISSE
Clifton Hugh Lancelot de Verdin Wrottesley a 36 ans, a notamment étudié à la prestigieuse école d'Eton et possède le titre de Lord dans son pays, l'Irlande. L'homme pratique également le skeleton à très haut niveau, comme en témoigne sa quatrième place aux Jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002. « Cela a commencé comme une curiosité, a déclaré à la BBC Lord Wrottesley au sujet de sa pratique du skeleton. Puis cela est devenu une passion et même une obsession. » Quant à son résultat aux Jeux, aucune déception ne ressort d'avoir échoué au pied du podium : « Pour moi, cela a été un de mes meilleurs souvenirs. Je n'attendais rien de la sorte. Et puis, les gars sur le podium étaient à la bonne place. »

DES QUATRE COINS DU MONDE
Les places fortes du skeleton international sont les Etats-Unis, le Canada, l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou encore le Japon. Cela n'empêche pas de nombreux pays exotiques d'aligner un ou plusieurs athlètes sur le circuit. Citons pêle-mêle les Samoa, le Brésil, le Liban, l'Afrique du Sud ou encore les Iles Vierges !
LA TÊTE LA PREMIÈRE !
Par Olivier PAQUEREAU

Dernier sport olympique de glisse, le skeleton reste une discipline discrète en France. Philippe Cavoret, meilleur représentant tricolore, en a néanmoins fait sa passion depuis de nombreuses années. Découverte.

« Des bleus pour apprendre »
La tête à dix centimètres de la glace, sur une piste qu'on dévale à plat ventre et à toute allure, cela promet une belle augmentation d'adrénaline. Avide de sensations fortes, c'est ce qui a poussé Philippe Cavoret, 36 ans, à se lancer dans la pratique du skeleton, il y a douze ans. « Au départ, j'ai commencé par faire du bobsleigh, quand la piste de La Plagne a été construite pour les Jeux Olympiques en 1992, raconte l'intéressé. Ce que je voulais, c'était piloter. Mais, à l'époque, on cherchait surtout des pousseurs. Alors, je me suis tourné vers le skeleton, tout seul. Au début, il y a eu pas mal de bleus, le temps d'apprendre (rires). Puis j'ai persévéré, parce que j'aimais bien. » Pourtant Philippe aurait pu tout lâcher, la faute à un sport trop peu pratiqué en France. « Quand j'ai commencé, nous étions seulement quelques-uns à faire du skeleton, poursuit-il. Personne ne partait à l'étranger et on comparait nos résultats entre nous. S'il fallait se déplacer quelque part, on y allait avec nos propres moyens. Dans de telles conditions, ce n'était pas facile de progresser. »

Aujourd'hui, toutefois, la situation a évolué, dans le bon sens. Pour la première fois, le petit monde du skeleton français sera associé à celui du grand frère, le bobsleigh. Ce qui sous-entend un encadrement commun : manager, chef d'équipe, entraîneur, kinésithérapeute. Sinon, au cours des dernières saisons, la Fédération des sports de glace versait une somme annuelle de 15 000 euros pour permettre à Philippe Cavoret et à son complice Grégory Saint-Geniès de disputer les compétitions internationales. « Mais cela suffit juste à payer les frais de déplacement. » Pour la fabrication et l'entretien du matériel, c'est le système D. « Mon skeleton, je l'ai construit avec un ami, déclare Cavoret. Les patins, en revanche, il faut les acheter à la Fédération. Comme on n'a pas beaucoup de sous, on ne peut pas faire de recherche et construire des prototypes. Avec ce que nous donne la fédé, on peut mettre 1 500 euros dans la construction d'un skeleton. Mais, pour être compétitif, il faut mettre au moins la même somme de notre poche. »


Tout misé sur le skeleton
Malgré ces difficultés, la passion l'emporte cependant. Pour bien se préparer aux Jeux de Salt Lake City en 2002, Philippe Cavoret n'a pas hésité à lâcher son école de ski nautique d'Aix-les-Bains. A l'arrivée, une 17e place sur la piste olympique, jugée décevante : « J'avais terminé quatrième au même endroit quelques semaines plus tôt. Mais les Jeux, au niveau des souvenirs, ça reste quand même un événement extraordinaire à vivre. » Et, aujourd'hui, il ne regrette pas d'avoir tout misé sur le skeleton : « Si c'était à refaire, je n'hésiterais pas. J'étais tout à fait conscient que je pouvais échouer. » Avec un statut de sportif de haut niveau et une place parmi les dix meilleurs mondiaux de la discipline, difficile de vivre encore de sa passion. Philippe bénéficie d'une aide du Ministère de la jeunesse et des sports d'environ 6 000 euros et touche également 4 500 euros de la ville d'Aix-les-Bains. A côté, il a aussi créé une société spécialisée dans les attractions à sensation et gérée avec une autre personne.

Pas évident, non plus, de faire parler de soi. Les médias sont peu présents : « Un peu plus que d'habitude avant les Jeux de Salt Lake City, quand même. Quant à la fédé, elle ne fait assez au niveau de la communication. » A raison de séances d'entraînement quotidiennes - préparation physique et glisse à La Plagne, seule piste française - Philippe Cavoret a maintenant le regard tourné vers les Jeux de Turin en 2006. Son dernier grand rendez-vous ? « Je suis quasiment sûr d'arrêter après. D'abord en raison de l'âge, ensuite parce que j'ai envie de vivre autre chose, d'avoir une autre vie. » Le repos du guerrier en quelque sorte.


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